Lausanne-Bourgeoise

Plus ancienne société de gymnastique du canton, Lausanne-Bourgeoise a été fondée en octobre 1845 par plusieurs jeunes gens ayant pratiqué ce sport en Suisse allemande. Dès ce moment, les gymnastes lausannois ont participé aux fêtes fédérales se rendant parfois à pied comme à Bâle en 1849. Membre fondateur de la société cantonale vaudoise de gymnastique en 1858, Lausanne-Bourgeoise connu un essor réjouissant.

Privée de local de 1861 à 1875, la société se maintient et occupe dès cette dernière date le local du Bugnon situé à la place de l’Ours. Baptisé "La Pétrolière", car situé sur un dépôt de combustible, ce local a accompagné l’évolution de la gymnastique avec les nombreuses fêtes cantonales, romandes et fédérales, les déplacements à l’étranger notamment en France où de solides amitiés se sont nouées.

C’était l’époque où la section se déplaçait à plus de 100 gymnastes aux concours, glanant des résultats flatteurs, autant en groupe qu’en individuel. Il faut dire que la concurrence d’autres sports ou loisirs n’était pas bien grande.

Les activités se sont aussi développées au fil des ans. En complément de la gymnastique masculine des Actifs, se sont créées des classe d’élèves, les Jeunes Gymnastes de maintenant, une section de Jeunes-Vieux nommé plus tard Gym-Hommes et Seniors. Une section de tir, autre sport national, fut fondée en 1892.

En 1908, un bulletin - trait d’union entre nos membres - fut créé. Puis les activités se diversifièrent Les Artistiques ont été présents dès les premiers jours. Plusieurs se sont illustrés comme champions suisses juniors et dans l’équipe suisse comme récemment Jean Tschabold, Ernest Lengweiler et le premier champion suisse issue de la Romandie, Philippe Gaille.

Les athlètes, autre activité bien représentée, ont également remportés de nombreux lauriers jusqu’au niveau national, autant en individuel qu’en relais. Autre facette des sociétés de l’époque les tambours. La batterie de la Bourgeoise avait très bonne réputation.

Dès 1921, le gymball, ancêtre du handball a gagné ses lettres de noblesse et nos joueurs ont milité jusqu’en ligue nationale B.

Puis vint l’entrée des gymnastes féminines... pas facile de s’imposer vers les machos de l’époque. La Féminine, formée de demoiselles dès 16 ans, en 1923 et plus tard les Dames en 1938 ont apporté une touche élégante et se sont développées harmonieusement. Les Pupillettes, actuellement Jeunesse Filles, fondées en 1945, formèrent une classe très étoffée et nombreuses sont les sportives lausannoises ayant suivi cette formation de base.

Lausanne-Bourgeoise fut également précurseur dans la gymnastique artistique féminine puisque les premières gymnastes de la naissante équipe nationale venaient de Lausanne, dont Gabrielle Gindroz-Theinz qui s’illustra jusqu’au niveau international.

Comme toute activité de loisirs, la gymnastique subit maintenant les outrages de la lassitude et de la concurrence. La diversité des activités n’est plus de mise et la spécialisation capte les éléments les plus doués. Cependant, nous continuons de croire que la gymnastique a encore de beaux jours devant elle et qu’elle permettra encore de donner le goût de l’effort sportif aux jeunes et l’envie de se maintenir en bonne forme physique aux plus âgés.

www.lausanne-bourgeoise.ch